Ouvert
en 1938, les abattoirs de Bordeaux ont fermé leurs portes ce vendredi
23 décembre 2011. Ce site est désormais appelé à changer de vocation, en
lien avec la mise en oeuvre du projet Euratlantique.
Les élus communautaires ont acté la fermeture définitive de l’abattoir lors du conseil de communauté de septembre 2011. Une décision inéluctable dans le contexte d’une baisse d’activité de cet équipement, d’un coût croissant pour la Cub et, évidemment, du remodelage du quartier Saint-Jean / Belcier induit par l’opération Bordeaux Euratlantique.
Le coût de la fermeture de cet équipement est évalué à plus de 3,3 M€ et intègre différents travaux de remise en état du site, la démolition des bâtiments, la réalisation de différents diagnostics amiante/plomb, l’accompagnement du personnel, les aides aux projets alternatifs… En corollaire à la fermeture de cet outil, un dispositif de reclassement et un plan de formation individuel a été mis en place afin d’accompagner tous les salariés concernés avec la possibilité pour chacun soit d’intégrer la Cub, soit d’opter pour une rupture conventionnelle de contrat.
Un lieu fascinant et chargé d'histoire
Par
ailleurs, la Cub a souhaité promouvoir ce lieu de mémoire à court terme
sur le site actuel à travers l'expo Kraiser et Pichelin mais aussi à
long terme via la réhabilitation de la halle du marché aux bestiaux
autour de laquelle s’installera le FRAC (Fonds Régional d’Art
Contemporain). A l’approche de cette fermeture, les artistes Isabelle
Kraiser et Marc Pichelin s’étaient lancés à la découverte de ce lieu
fascinant et chargé d’histoire, pour rendre hommage à ces travailleurs,
hommes et femmes qui se sont succédés pendant plus de 70 ans. Cette
installation visuelle et sonore intitulée « Ici on travaille encore » a
été réalisée par arc en rêve centre d’architecture, en partenariat avec
la Cub, dans le cadre de l’édition 2011 d’Evento.
Conscients des
conséquences de cette fermeture, la Cub souhaite encourager une activité
économique d’abattage en soutenant si nécessaire deux alternatives
actuellement dans les cartons. A savoir, d’un côté, le projet de
modernisation de l’abattoir de Bazas soutenu par la Communauté de
communes du Bazadais. De l’autre côté, un projet d’abattoir privé porté
par le groupement des éleveurs girondins, susceptible de voir le jour
sur l’agglomération bordelaise.
Repères :
|








